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Un bilan auriverde dans le rouge

Bien des questions pour cette Seleção -
Action Images
La Coupe du monde est finie, avec la victoire (1-0) de l’Allemagne sur l’Argentine. Le Brésil, lui, en a déjà terminé. Le voilà quatrième, comme en 1974 (défaite, alors, face à la Pologne, 0-1). Quel bilan tirer ? En voici un, en quelques clefs.

A RIO

Ce que la Seleção a perdu.

Ses statistiques flatteuses en Coupe du monde. Le leadership du plus grand nombre de buts inscrits (218 ; 208 plus les dix de ce tournoi) n’est plus pour le Brésil, mais l’Allemagne (224). Pareil pour le plus de victoires décrochées (70 ; 66 plus quatre en 2014, soit un taux de 67,31%). Le record des finales disputées également (huit contre sept auriverde). Il lui reste le nombre de titres (5), mais au rythme où vont les choses (plus de finale depuis 2002, une seule demi-finale sur les trois derniers Mondiaux), il peut être en danger dès la Russie-2018 voire le Qatar-2022 face à l’Italie et désormais l’Allemagne et leurs quatre sacres. En lâchant 0-3 face aux Pays-Bas (petite finale), un 12 juillet comme celui de 1998 (finale perdue contre la France, 0-3 aussi), il s’incline deux fois de suite en confrontation « mondiale » face au même adversaire et s’ajoute une bête noire : il y avait déjà la France (0-3 en 98, 0-1 en 2006), il y a les Pays-Bas (1-2 en 2010, 0-3 en 2014) en sus.

Ses avants-centres. Le Brésil a une longue et belle histoire avec ses attaquants (Friedenreich, Leonidas, Vava, Zagalo, Tostão, Careca, Romario, Ronaldo…) et il apparaît impensable qu’il n’ait pas trouvé mieux que le duo Fred – Jô. Deux joueurs qui évoluent au pays (les seuls de cette sélection, en dehors des doublures but de Julio César) et ont montré une rare pauvreté dans le jeu (technique, efficacité). Avec quatre buts, c’est Neymar qui termine meilleur buteur de l’équipe. Le symbole d’un joueur forcé à la fois de créer et conclure. Pelé, reviens, tes descendants font n’importe quoi !

Son beau jeu. On aime le football brésilien pour son jeu léché, sa technique individuelle et collective, sa culture du beau geste, son art de faire rêver avec des actions venues d’ailleurs, sorties de l’imagination d’artistes. Des jolis mots qui n’ont pas été de sortie sur ce Mondial. Seul Neymar a offert des moments de magie, les autres (tous les autres) n’ont réussi aucun dribble, ni enchaînement ou combinaison collective à même de déchaîner l’admiration. Le plus triste fut la pauvreté technique individuelle affichée par la plupart, ces contrôles manqués. Et puis, ces longs ballons balancés au petit bonheur vers l’avant, ce n’est pas le Brésil qu’on aime !

Ses certitudes. Avec Thiago Silva et David Luiz, l’axe de la défense centrale était censé être la meilleure arme de cette Seleção. Il a volé en éclats, explosé. Le capitaine n’a pas pesé sur le jeu, ni assumé son statut de meneur d’hommes, il a fui ses responsabilités, n’a pas su rassurer ses coéquipiers et les faire sortir de cette émotivité exacerbée, donc castratrice. David Luiz avait remarquablement démarré son Mondial, il l’a fini avec une « passe décisive » pour le Hollandais Blind et le 0-2, à la faveur d’une relance dans l’axe à proscrire.

Sa fierté. Ce 1-7 (0-5 à la mi-temps) en demi-finale face à l’Allemagne fait tache dans l’Histoire du Brésil en Coupe du monde. Indigne d’un quintuple vainqueur, favori de la compétition. L’encaisser de surcroît à la maison (à Belo Horizonte) est un déshonneur pire encore que faire pleurer le pays tout entier avec le 1-2 historique contre l’Uruguay en 1950. Il y avait le Maracanazo, dont on parle encore et encore, il y aura à jamais le Mineirazo. Le Brésil avait montré le meilleur, il nous a offert le pire.

Ce que la Seleção a gagné.

Neymar. C’est le joueur qui sort la tête de l’eau. Sa blessure (assassinat ?) en quart de finale face à la Colombie n’y change rien. Capable de faire le jeu, de se créer lui-même le chemin du but et de faire gagner les siens, il a placé sur cette Coupe du monde les meilleures promesses pour l’avenir. A 22 ans, il s’affirme plus que jamais comme le joueur de base pour construire l’avenir de la Seleção. Sur ce tournoi, il n’y en a pas beaucoup autour de lui avec qui envisager l’avenir (Marcelo ? David Luiz ? Thiago Silva ? Bernard ? Fernandinho ?).

Une leçon pour l’avenir. Cet échec est majeur, sans doute le plus sévère pour le Brésil depuis que la Coupe du monde existe (à part, peut-être, l’édition 1934, avec un seul match disputé, une défaite face à l’Espagne, 1-3). S’il y a un intérêt à en tirer, c’est bien d’en tirer les leçons pour reconstruire l’avenir, dans le choix du sélectionneur, du staff autour, des réformes à mener dans le championnat national, la formation des jeunes, l’économie du football au Brésil. Il y a urgence et l’ampleur des défaites (1-7 en demie puis 0-3 synonyme de quatrième place finale) est là pour le rappeler. Le S.O.S. est enclenché : Brésil, ton football est malade, et c’est profond.

 
 

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