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Après Brésil – Chili (1-1, 3-2 tab): Mais où est passée la Seleçao ?

Un dénouement heureux pour cette Seleção poussive
Action Images
Le huitième de finale de la Seleção a laissé encore beaucoup de doutes dans les têtes des supporters mais surement aussi des joueurs auriverde ainsi que dans celle de son sélectionneur.

L’image est saisissante. La scène se passe à l’aube de la seconde mi-temps (celle de la phase régulière). Les joueurs du Chili sont déjà sur le terrain, en place, prêts à en découdre. Les Auriverde, eux, sont encore dans le couloir qui mène à la pelouse.

Et que font-ils ? Ils parlent, débattent encore de la bonne tactique à suivre. Aucun n’apparaît serein, sûr de son fait, avec une idée en tête sur la manière d’en finir avec cet empêcheur d’aller en quart de finale. Quand la Seleçao revient dans l’arène, elle semble ne pas savoir comment s’y prendre.

Cela s’est bien vu par la suite. Ce Brésil-là ne sait pas quoi faire, n’affiche aucune certitude, semble n’avoir aucune directive, ni direction à suivre. Le spectable est étonnant venant d’une formation qui n’a pas changé depuis un an, depuis la Coupe des confédérations.

Luiz Felipe Scolari a choisi de garder pile la même formation, quitte à passer outre la forme des uns (Fernandinho) et la méforme des autres (Fred). Pourtant, face au Chili, l’impression qui s’en dégage est celle d’un Onze qui n’a pas de repères communs, avec des joueurs qui ne se trouvent pas.

Cette Seleçao est étonnante, en cela elle ne ressemble en rien à ses devancières, même celles qui n’étaient pas de belle facture. Qu’il était beau à voir le temps où les Zico et Socrates, les Rivaldo et Ronaldinho, les Kaka et Robinho parvenaient à défaire le verrou adversaire à coups de passes.

Là, rien de tel, très peu de profondeur dans le jeu, juste une pincée de combinaisons, pas grand-chose question décalages collectif. Collectif, le mot semble inapproprié pour définir cette équipe. Ellene joue pas, elle déjoue, avec des joueurs qui dézonent, un Hulk à droite puis à gauche, devant puis derrière et finit par faire une bévue qui vaut égalisation.

A croire qu’il n’y a plus de capitaine à bord, plus un Thiago Silva absent et en manque d’influence sur ses joueurs. A se demander si le discours du sélectionneur est encore entendu, lui qui s’est montré d’un calme d’ailleurs étonnant et inhabituel pendant les moments les plus chauds du match.

Le Brésil avait pourtant ouvert la marque, sur un corner (signé Neymar) bien combiné, avec Thiago Silva qui remet de la tête pour David Luiz, lequel inscrit là son premier but en sélection. L’équipe apparaît alors bien en place, agressive dans les duels, avec un milieu musclé, un Hulk vif et vivifiant.

Et puis, comme si l’histoire était trop belle pour sembler vraie, Hulk remet une balle petit bras et permet au Chili un contre mené en deux passes qui font but (1-1). Le Brésil s’est mis tout seul en danger et n’a pas su se refaire de sa bévue, incapable de se défaire de l’énorme pressing très serré mis en place par le Chili.

L’Espagne a craqué (0-2), le Brésil a failli succomber à son tour. Les deux derniers finalistes de la Coupe des confédérations ont ainsi été à deux doigts de chuter contre le même Chili. Ses footballeurs sont des terribles qui ne lâchent par l’adversaire d’une semelle, l’empêchent de jouer, viennent le harceler chaque minute, sur les quatre coins du terrain, n’hésitent pas à sortir la manière forte.

Les Auriverde n’ont jamais su trouver la solution, ni avec leur collectif, ni avec leurs individualités. Voilà qui inquiète fortement. En deuxième mi-temps (temps primaire), la Seleçao a même subi les olé du public chilien, subissant l’emprise de la Roja sur le jeu, incapable de sortir deux passes à la suite.

Mais où est passé cette Seleçao qui nous avait enchantés l’an passé ? On se le demande encore, et tant qu’elle n’aura pas été retrouvée, le Brésil risque bien de se faire sortir face au prochain venu.

Le jeu et les joueurs

Julio César. Ce qu’il y a de bien avec les tirs au but, c’est qu’il permet de tester le gardien de but. Bonne nouvelle : on peut compter sur le portier de Toronto. Avec deux arrêts (dont un sur Sanchez !) plus une parade d’un coup à bout portant en cours de match, le garçon est la bonne nouvelle du soir.

Dani Alves. S’il semble avoir retrouvé sa qualité de frappe (un gros coup franc à son actif), il se montre toujours aussi inefficace dans les duels. Ses tacles ne servent à rien car ils sont toujours suivis par une prolongation de l’attaque adverse face à un Brésilien mis à terre.

David Luiz. C’est lui qui ouvre le score (18e), c’est lui encore qui ouvre la marque dans la séance des tirs au but. Ses montées ont fait du bien, apporté un surplus dans une défense chilienne impeccable. En défense, il affiche une belle présence dans les airs, s’affiche efficace dans les un-contre-un.

Thiago Silva. En retard au marquage sur l’égalisation chilienne, il l’est aussi sur le tir de Pinella qui a failli coûter le 1-2 à la dernière minute des prolongations. Quelques gestes de classe, mais une performance d’ensemble d’une étonnante fadeur. En dessous de ce qu’on attend d’un capitaine.

Marcelo. Son côté apparaît le moins à risques, il sait se montrer tranchant balle au pied, cisailleur quand il va la chercher dans ceux de l’adversaire. Ses montées mériteraient plus de succès si ces messieurs de devant voulaient bien lui offrir de véritables solutions de passe.

Luiz Gustavo. Un jaune lui vaudra d’être suspendu pour les quarts de finale, vendredi. Il va lourdement manquer tant son importance pour équilibrer le jeu brésilien est grande. Quand il se décide à monter balle au pied, il crée des déséquilibres et peut faire la différence.

Fernandinho. Très actif dans la récupération du ballon, il n’a pas autant pesé que lorsqu’il est rentré face au Cameroun. Il a été, lui aussi, étouffé par un jeu chilien à haute intensité. Remplacé par Ramires, lequel ne sera guère plus transcendant.

Hulk. Il est le plus (le seul aussi) percurant de la Seleçao. Se frayant des espaces dans la défense chilienne, se créant tout seul des occasions de but qui auraient mérité mieux s’il n’avait pas, semble-t-il, perdu le sens du but . Il marque un but refusé pour une faute de main (enfin l’épaule). Son mauvais renvoi sur Marcelo vaudra le 1-1. Il manque son tir au but. Du très bon, mais des fautes qui coûtent très cher.

Oscar. Ce joueur, si brillant et qu’on a connu maître de Chelsea, est un mystère. A part une mi-temps (la seconde) face à la Croatie, il n’a rien fait de bien. Battu dans les duels, peu pressant sur l’adversaire, il n’a pas la créativité nécessaire à son poste ni la vista pour donner de la vie au jeu. Inutile. Remplacé par Willian, qui tirera à côté son tir au but (le deuxième).

Neymar. La défense du Chili a eu raison de lui. Un mauvais coup, une béquille et le génie brésilien a sombré une bonne partie du match. Etincelant sur quelques coups, il n’a pas eu son emprise sur le sort du match. En quelques contres, pourtant, il aurait pu faire la différence, mais il est trop mal entouré pour y parvenir. Marque le dernier tir au but (3-2) alors qu’il souffre de crampes.

Fred. Il réussit son premier contrôle et l’on se plaît à rêver du retour du grand Fred. Peine perdue. La suite fut aussi nulle que d’habitude. Remplacé par qui a eu le toupet de se montrer pire que Fred. Grand (1.91m) il a été battu dans les airs. Brésilien, il s’est affiché fort faible dans la technique. Une chance : il n’a pas été invité à tirer de tir au but.

 
 

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