Le Tas lève l’interdiction de Ligue des Champions de Manchester City

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) basé à Lausanne a annulé la décision de l’UEFA de bannir Manchester City des compétitions européennes.
Manchester City
© Oleksandr Osipov / Shutterstock.com

C’est le soulagement du côté de Manchester et d’Abu Dhabi, la suspension de Manchester City des compétitions internationales décidée en février de cette année est levée par le TAS.

Dans sa décision rendue publique le lundi 13 juillet, le TAS condamne Manchester City à payer 10 millions d’euros d’amende dans les 30 jours. Même si l’amende peut paraitre lourde, elle est en réalité sans conséquence pour le club anglais qui a été blanchi de toutes les accusations portées contre lui.

Cette amende est uniquement relative à l’article 56 du fair-play financier, c’est-à-dire que le club mancunien est juste condamné pour non-participation à l’enquête.

Le fair-play financier a été adopté en 2010 par l’UEFA pour une plus grande équité dans les compétitions sportives. Cette règle peut être résumée comme une obligation d’équilibre entre les recettes et les dépenses des clubs. Cette règle est destinée à éviter le rachat de club par des investisseurs capables d’engager des sommes astronomiques pour faire venir tous les joueurs désirés.

Cette règle aurait donc dû permettre une plus grande équité sportive ainsi que de limiter le montant des transferts et des salaires dans le football européen. Depuis sa mise en place, cette règle n’a été que peu appliqué et les clubs ont en général reçu des amendes d’un montant symbolique. Certains clubs de Turquie ou d’Europe de l’Est ont été suspendus pour une saison de compétition européenne.

En 2016, Rui Pinto fait publier les Football Leaks, provoquant le plus grand scandale de l’histoire du football européen. Ces documents montrent, entre autres, que Manchester City et le PSG violent les règles du fair-play financier. Accusé par l’UEFA, Manchester City vient d’être lavé de toutes les accusations.

Le schéma était le suivant, la famille Al Mubarak versait de l’argent à des partenaires qui eux-mêmes avaient des contrats de sponsoring avec Manchester City. Ces contrats étaient largement au-dessus du prix du marché et permettait à Manchester City d’éviter d’être en déficit.

Un club en déficit financier dépense plus qu’il ne gagne, et ne peut donc pas attirer des joueurs supplémentaires. Avec ce montage financier, la famille Al Mubarrak qui contrôle Manchester City à travers sa filiale Abu Dhabi United Group pouvait ainsi financer à loisir le club.

Le TAS a donc décidé que tous les faits présentés par l’UEFA étaient “non établis ou prescrits”.

Des voix s’élèvent désormais pour savoir quel est l’intérêt de la règle du fair-play financier si elle n’est jamais réellement appliquée.

Du côté de Manchester City, avec une participation en Ligue des champions assurée l’année prochaine, Guardiola et Txiki Begiristain vont pouvoir commencer le recrutement pour la saison prochaine et se joindre aux quatre Brésiliens de l´équipe.

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