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Avant Brésil – Chili: Neymar superstar

Un talent pur qui répond aux attentes
Mowa Sports
Il est pour le moment le joueur de cette Coupe du Monde comme l'a déclaré hier Ronaldo, Neymar porte sa Seleção et devra se montrer une fois de plus performant demain face au Chili.

Des stars attendues sur cette Coupe du monde, Neymar est le plus en verve, tout aussi décisif que Messi avec l’Argentine. Là où l’Argentin a 27 ans, le Brésilien n’en a que 22. Fera-t-il le poids jusqu’au bout ?

A le voir, avec sa bouille de fils à papa bien élevé, sa coiffure qui change plus vite qu’un coup de peigne, son physique d’adolescent pas fini, on aurait du mal à l’imaginer en héros national, ce Neymar qui épate tout son monde, le monde entier.

Le Brésil le connaît depuis qu’il a une dizaine d’années et que, déjà, il défraie la chronique, que Santos le voit comme sa star de lendemains qui chantent. Les années ne l’ont pas gâté, les promesses ont été tenues. Real Madrid et FC Barcelone se le sont disputés, y ont mis le paquet.

Bref, c’est le joueur du moment et il sera plus grand encore avec les ans qui passent et l’enrichissent. C’est écrit depuis plusieurs saisons, cela se confirme. On l’attend, on le guette, on épie son rendement, son influence sur le jeu. Et l’on n’est pas déçu !

 

Sur cette Coupe du monde, il est LE joueur de qui tous les miracles sont attendus. Avant que la compétition démarre, les stars attendues étaient Cristiano Ronaldo, Messi, Rooney et lui. Le Portugais s’apprête à rentrer à la maison, l’Anglais y est déjà. Messi ne brille pas aussi fort.

Le Brésilien, lui, ne déçoit pas, il fait mieux : il s’affiche meilleur que prévu.                 

A la dernière Coupe des confédérations, l’an passé au pays, déjà, il avait conduit la Seleçao au titre. Pour ce Mondial, on ne lui demande rien d’autre que la même réussite. Même si le challenge est ô combien plus compliqué, sans commune mesure.

Avec la Seleçao, il subit une énorme pression. Pire que ce qu’aucun autre joueur avant lui n’a eu à vivre. Avec ses 22 ans, c’est de lui qu’on attend le titre de champion du monde, sixième du nom pour la nation où le football est roi, dépasse parfois toute raison.

Cette sélection auriverde n’est pas ce qui s’est fait de mieux jusque-là. Le collectif n’offre pas toutes la garanties de sécurité derrière, ni ne présente une animation offensive capable d’apporter plusieurs solutions pour marquer. Avec un avant-centre (Fred) plus ou moins muet, un créateur de jeu (Oscar) en manque de forme, des ailiers (Hulk, Bernard) en panne de performance, tout repose sur les frêles épaules (1,74m et 68kg) du gamin.

En a-t-il l’étoffe ? Peut-il le faire ? Sur ce premier tour, il a montré que oui. Décisif face à la Croatie (deux buts), plantant le but du 1-1 puis celui du 2-1, il le fut aussi contre le Cameroun, ouvrant la marque puis offrant le 2-1 libérateur. C’est par lui et de lui que le danger vient.

Saura-t-il être aussi fort, aussi indispensable, concluant lors des matchs à élimination directe ? Face au Chili dès samedi ? Alors que la pression sera sans commune mesure, que l’erreur ne pourra plus se rattraper au match d’après, parce qu’il n’y en aura plus, de match d’après. Après tout, encore une fois, il est bien jeune encore.

Tout un pays compte sur lui pour être le nouveau Pelé. Par le passé, d’autres, à commencer par Zico dans les années 1980, ont eu à remplir ce rôle Peu ont su y répondre, aucun n’est parvenu à s’enrichir le palmarès aussi fort que le Roi. Mais lui, le Roi, n’a jamais eu à répondre à pareilles attentes.

En 1958, alors qu’il avait dix-sept ans, c’est Didi qui était patron sur le terrain. Pas Pelé, absent des premières rencontres, marquant but sur but ensuite (trois en demi-finale face à la France, deux en finale contre la Suède). Quatre ans plus tard, à l’âge de Neymar aujourd’hui, Pelé, vite blessé et hors course, n’a donc pas eu à porter le poids de la Seleçao au Chili, mais Garrincha.

Au Mexique en 1970, Pelé est trentenaire, toute l’expérience suffisante pour être le joueur de toutes les attentes. Et y répondre. Neymar, lui, n’est pas aussi vieux, ne compte (forcément) pas autant de sélections. Le jeunot en est à 52, l’aîné a terminé 1970 avec 90 capes.

Donc rien de comparable. Et en 1970, Pelé avait la chance d’être bien entouré dans l’entrejeu, entre Rivellino, Tostao, Jaïrzinho, Gerson, Paulo Cesar… Neymar n’est pas Pelé mais il lui est plus demandé, exigé même. Tant tout échec ne sera pas pardonné, avec une Coupe du monde qui se déroule à la maison. Et ce traumatisme national à effacer, celui de 1950. Mais ne lui demande-t-on pas trop ?

Le joueur a démarré sa carrière internationale en 2010, il a dix-huit ans et n’est donc pas si précoce que son illustre prédécesseur. Il marque de la tête (sur une passe d’André Santos) et cela se passe contre les Etats-Unis, à New York (le 10 août), la ville où le Roi a bouclé sa carrière. Depuis, le môme a fait du chemin (52 sélections, 35 buts).

 

Et, à part avec le Barça (où il souffre du poids de Messi, malgré ses 14 réalisations en 39 matchs), il réussit partout où il passe. De Santos (le même club que Pelé) avec qui il gagne la Coupe du Brésil (2010) puis la Copa Libertadores (en 2011), à la Seleçao qu’il amène à gagner la Coupe des confédérations (2013).

Depuis que cette Coupe du monde a débuté, il est à la hauteur de l’événement, sauveur d’un Onze auriverde en panne d’idées. Son importance dans le collectif est très net, c’est lui qui met les buts clefs, lui qui pèse de tout son poids dans les matchs de la Seleçao, crée du jeu, du danger, règle le score. En gros, il fait tout le travail.

Il fait aussi fort que Messi avec l’Argentine. Les statistiques de la Fifa les placent grosso modo avec le même rendement : 13 tirs et quatre buts pour Messi, 11 et autant de buts pour Neymar en autant de matchs disputés (249 minutes pour Neymar, 243 pour Messi).

Le Brésilien semble plus actif dans la récupération (trois tacles contre un seul, neuf ballons récupérés contre un seul), moins prolixe en passes (88 contre 118). Mais les deux ont un rôle comparable : c’est d’eux que la différence se fera, ou pas. Surtout depuis que l’Argentine a perdu Agüero pour ce Mondial.

Mais comment fait Neymar pour supporter toute cette pression, ce poids de toute une nation ? Peut-être utilise-t-il sa jeunesse, son insouciance pour faire face. Comme s’il mettait sur le même pied d’égalité sa notoriété auprès des jeunes filles à peine pubères et le fait d’être dépositaire du jeu et de la réussite de la Seleçao.

Avec les mêmes sourires, la même propension à s’amuser. Même si on l’a vu craquer, en larmes sous le coup de l’émotion, après l’hymne partagé avec tout le stade, a capella, avant de se disputer avec le Mexique (0-0). Coïncidence ou pas, ce fut d’ailleurs la seule fois où il ne marqua pas, ne pesa pas pareil sur le sort de la rencontre.

Signe des temps, Neymar n’est pas seulement l’idole des fans de foot, il est aussi une vedette dans le cœur des midinettes. Là-bas, et le concernant, on les appelle les Neymazettes et elles le suivent partout où il va, joue, et elles échangent avec lui sur Twitter (en plus il leur répond !). Elles ne sont pas jalouses : leur « Ken » a trouvé sa « Barbie » ? Alors elles l’adorent Bruna Marquezine, mannequin de profession. Neymar fait l’unanimité, partout où il passe. Et pour peu qu’il aille loin dans la compétition, qu’il la gagne (sait-on jamais), il sera le prochain Ballon d’Or.

 
 

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