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Après Brésil – Cameroun: Sans assurances

Une Seleção qui devra faire et montrer plus
Action Images
Avec un premier tour poussif, la Seleção s'apprête à affronter une équipe chilienne qui ne lui fera aucun cadeau dans une rencontre qui s'annonce des plus difficiles.

Le Brésil s’est qualifié pour les 8es de finale, mais sans convaincre. Avec une seule mi-temps à produire du bon football, la seconde face au Cameroun (2-1 en première mi-temps, puis 2-0). Un peu juste avant de retrouver le Chili samedi ?

Il y a qualification plus facile. A dix minutes de la fin du match, dernier du premier tour, la Seleçao n’est pas loin de passer seconde du Mexique. Avec les Pays-Bas à se coltiner dès les 8es de finale. A ce moment du match, la Brésil mène 3-1 dans le même temps et par ailleurs, les Centre-Américains en ont mis 3-0 aux Croates.

Au classement de la poule A, il y a alors égalité (7 points, +4 au rayon différence de buts). Que le Mexique en plante un de plus et le Brésil n’est plus leader. L’incroyable ne dure pas, Fernandinho clot le 4-1 et la Croatie réduit à 3-1 sur l’autre terrain du soir. Ouf. Le Brésil est passé, mais a souffert.

Luiz Felipe Scolari affiche ostensiblement qu’il peut souffler. Enfin. Un premier tour poussif ne veut pas dire qu’on va perdre la Coupe du monde. L’Italie l’a montré en 1982, l’Espagne plus récemment, il y a quatre ans. Peu importe la manière, l’essentiel est de passer l’éceuil ?

Peut-être après tout, si le meilleur est à venir. Après tout, la Seleçao de 2002, déjà sous la baguette magique de maître Felipao, n’avait pas non plus brillé de mille et un feux au démarrage. Devant le 2-1 face à la Turquie à une erreur d’arbitrage (déjà), pour le pénalty de la victoire.

L’époque où les matchs de poule s’avalaient en apéritif est terminée. L’Italie, l’Espagne, l’Angleterre peuvent en témoigner, eux qui sont rentrés au pays plus tôt que prévu. Le niveau se resserre. On le dit souvent, cela se vérifie grandement. Et tant pis si certains scores peuvent apparaître gonflés.

Cela n’arrange pas les affaires du Brésil, à l’abri de rien, sûr de personne. En face, sa sélection auriverde semble tomber face à des adversaires qui visent là le match de l’année. On se fait beau, on sort le grand jeu face à l’hôte de la Coupe du monde. L’exploit semble être de battre la Seleçao.

Croatie et Mexique ont pu y songer. Le Cameroun, pourtant en dessous de tout jusque-là, est parvenu à semer le trouble dans l’arrière-garde sud-américaine. Au départ de la compétition, n’était-ce pas l’atout maître de cette formation ? Avec un axe Thiago Silga – David Luiz envié par le monde entier ? Avec une paire de latéraux Marcelo – Dani Alves grands d’Espagne ?

En trois fois 90’ (plus quelques poussières prolongatives), ces certitudes ont volé en éclats. Plus qu’un Hulk impuissant (ce n’est pas bien nouveau, c’était déjà le cas à la Coupe de conférations), plus qu’un Oscar intermittent (quand même une passe décisive pour le dernier but, celui du 4-1), plus encore qu’un Fred de tous les gâchis, cette défense qui prend l’eau est sans doute le plus inquiétant.

Sur le côté de Dani Alves, on s’y engouffre avec facilité. L’égalisation africaine, pour le 1-1, est d’ailleurs venue d’une duel perdu par le Barcelonais. Le bloc défensif affiche aussi des failles béantes, avec un replacement qui laisse à désirer, une organisation qui ne coulisse pas, un manque d’agressivité dans les duels.

Comment imaginer cette défense, si elle n’améliore pas son rendement, aller au bout de ce Mondial maison ? Avec difficulté, grosse difficulté. Bon, si le duo Luiz Gustavo – Paulinho pouvait servir de rempart, la tâche serait simplifiée. Mais le Paulinho, que Tottenham ne fait plus trop jouer, n’est pas dans son assiette ce mois-ci. Son remplacement par Fernandinho qui, lui, est titulaire à Manchester City, le champion de la saison, a changé la donne, stabilisé le milieu. Enfin une bonne nouvelle !

L’équilibre collectif n’y est pas, ni dans l’organisation défensive, ni même dans l’animation offensive. D’ailleurs, la Seleçao a tenté une nouvelle manière de faire, lundi face au Cameroun. Délaissant son traditionnel football fait de passes et redoublements de passe, d’accélérations soudaines balle au pied, avec propension à passer par le sol.

Cette fois, de derrière on a tenté de sauter un milieu peu convaincant par de longs ballons. Et cela a failli marcher. Même Fred fut à deux doigts de s’y montrer convaincant. Si, si. Pourtant, une fois de plus, une fois encore, c’est par Neymar que s’est faite la différence. Comme face à la Croatie (3-1).

Faut-il s’inquiéter de cette dépendance à ce seul joueur, par ailleurs minot de 22 ans, qui dispute sa première Coupe du monde ? On a déjà vu pareil scénario. Qu’aurait réussi la Seleçao sans Romario en 1994 ? Le seul Bebeto, par ailleurs admirable, aurait-il fait la différence avec ses seuls petits bras musclés ? Certes non. Mais, là au moins, avec un Dunga en chef de chantier, la maison était bien gardée. Nous y revoilà, à cette assise bancale.

L’Histoire le dit : on ne gagne pas un Mondial sans une bonne défense. En 1958, pour le premier sacre brésilien, la sélection n’avait rien encaissé jusqu’à la demi-finale face à la France, et deux buts signés Just Fontaine (13 réalisations à lui tout seul, record absolu). En 2002, plus proche de nous, pour le dernier titre en date, la Seleçao n’avait pris qu’un but en phase éliminatoire (par Owen, en quart contre l’Angleterre). Et si le scénario pouvait bégayer ? Début de réponse dès samedi, face au Chili.

Serge Bastide

Le jeu et les joueurs

Julio César. On l’a peu vu, mais le peu qu’il a eu à faire, il l’a bien fait. Sur le but du 1-1, il ne pouvait rien faire. Sinon, il a su sauver son équipe sur quelques actions.

Dani Alves. Le gros point faible de la défense. Peu fiable dans les duels, pas souvent bien placé, pas très performant non plus en phase offensive, il semble traverser ce Mondial telle une ombre. Maicon aurait toute sa place dans ce Onze. Même s’il est moins fort à l’attaque que le Barcelonais, il présente plus d’assurance dans le repli.

David Luiz. Pour le sauvetage, dans les face-à-face, il est précieux. Par contre, son entente avec Thiago Silva a laissé à désirer. C’est lui qui devait marquer Matip, auteur du 1-1 (26e).

Thiago Silva. Capitaine, valeur sûre de la Seleçao, il est censé incarner une certaine idée de solidité défense, apporté de l’assurance derrière, rassurant toute l’équipe. On en est loin. Depuis la sortie du Parris-SG en quart de finale de la Ligue des champions, face à Chelsea, il n’est plus aussi « monstrueux ».

Marcelo. Derrière, c’est la seule bonne surprise. Perforant, combinant bien avec ceux de devant, il reste bien en place quand il défend. Maxwell, son remplaçant, a encore du bon temps à passer sur son banc. Meilleur dans les tâches défensives, le Parisien n’est pas (encore ?) à appeler en secours.

Hulk. Il rate un but tout fait en première période, il gâche en seconde. Une étonnante régularité dans la contre-performance. Il ne pèse pas sur la défense, il ne marque pas, ne tire pas grand-chose, cadre encore moins. Trop égoïste pour apporter au collectif, trop maladroit pour marquer tout seul, on a hâte de le voir remplacé. Remplacé par Ramires (63e) sans plus de rendement.

Paulinho. Manque l’immanquable d’entrée de match, alors qu’il aurait pu ouvrir le score. Perd des duels, permet des contres camerounais, met sa défense en danger. La meilleure nouvelle du match est son remplacement par Fernandinho (46e), qui trouve vite ses repères, stabilise le milieu, marque le 4-1 (84e). Un apport précieux, à renouveller la prochaine fois.

Luiz Gustavo. Débordé, lui aussi, contre le Mexique (0-0), il a retrouvé son activité si précieuse dans le replacement, la couverture. Il se fit même décisif dans l’offensive, avec une passe décisive pour l’ouverture du score, signée Neymer (bien sûr !) à la 17e.

Oscar. Sur le terrain il se traîne, il a du mal à se faire violence pour enchaîner trois dribbles de suite, être actif dans le jeu, décisif dans la passe. Pour autant, avec un tel joueur, même en grande méforme (rares sont les titulaires de Mourinho qui finissent en grande forme), il a toujours quelque chose à apporter à son équipe, comme cette passe pour Fernandinho pour la cloture du score.

Neymar. Encore et toujours l’homme du match. Auteur d’un doublé, il a marqué le 100e but de cette 20e édition de la compétition à l’occasion du 100e match du Brésil en Coupe du monde. Tout un symbole. A lui seul, malgré les lourdes fautes (pas toujours sanctionnées) sur lui, il fait la différence, toutes les différences. Très actif dans l’axe, positionné plus haut cette fois-ci, il a fait la décision, pour le 1-0 (17e) puis le 2-1 (34e). Virevoltant, très fort sur ses appuis, il est la star de ce Mondial. Décisif. Et le seul à l’être.

Fred. Face à la Croatie, il récolte un pénalty qui n’y est pas. Là il débloque son compteur but d’une tête en position de hors-jeu (49e) pour le 3-1. Au moins, cela fait du bien de voir l’avant-centre remplir son rôle, faire ce qu’on attend de lui, à savoir faire pencher le score du bon côté. Il n’avait plus planté depuis 229 minutes. Ouf.

 
 

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