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Avant Brésil – Cameroun: Ah, si Diego Costa…

Diego Costa a-t-il fait le bon choix en choisissant l'équipe d'Espagne?
Action Images
Une Seleçao en quête d’avant-centre, un vrai et qui marque des buts. Une Roja qui en a, et un bon, et qui ne sait pas l’utiliser. Il y a de quoi l’avoir très mauvaise à l’heure où Diego Costa s’apprête à rentrer à la maison. Franchement, entre Fred et Diego Costa, Luiz Felipe Scolari a fait le mauvais choix.

Il y a encore quelques mois, le buteur de l’Atletico Madrid était sur le point de réclamer la double nationalité, d’ajouter l’espagnole à la brésilienne, qu’il a de naissance. Un coup de fil au sélectionneur Vincente del Bosque et l’information passe : Diego Costa est disponible pour la sélection ibérique.
Alors tant pis pour les deux matchs amicaux avec les Auriverde, sans convaincre, disputés par le joueur. Balayé, oublié. A ce moment-là, l’Espagne semble avoir fait bonne pioche. D’ailleurs, après seulement une poignée de rendez-vous, sans briller là non plus, il est appelé en Coupe du monde.



Une sélection express, mais pas une surprise. Il plante but sur but, il est « l’Espagnol » le plus efficace à son poste. Et pourtant, son jeu ne correspond en rien à ce que la Roja produit depuis des années, avec un système fait de passes et redoublements de passes, une progression vers le but qui se fait pas à pas, avec une savante construction et une patience infinie.
En bref, rien à voir avec les qualités d’un ogre des surfaces, lequel présente un style qui lui doit de souvent passer pour un Argentin et n’est pas sans rappeler Delio Onnis ou Carlos Bianchi. C’est ainsi qu’il est devenu champion d’Espagne cette saison, avec des ailiers pour le nourrir de balles de but.
Lui est là pour peser sur les défenses (adverses, bien sûr), il fait mal à ses gardes du corps, il est un véritable point de fixation pour ses coéquipiers. Il multiplie les appels, ouvre des brèches. Toujours dans les 16m, c’est un véritable athlète, puissant, déménageur, solide. Lui, on ne le bouscule pas d’un simple coup de coude.

Mais qu’est-il donc allé faire dans une Roja qui ne lui correspond pas, qui lui lance la balle à contre-temps, alors qu’il convient de le fournir vite fait, bien fait, pour qu’il puisse s’exprimer avant d’être hors-jeu ? Avec l’Espagne, rien de tel, on prend son temps, le droit au but n’est pas la coutume.
En plus, il a débarqué dans cette sélection sans automatismes avec les coéquipiers, sans repères d’un football à la barcelonaise qu’il n’a jamais pratiqué. En gros, en deux matchs, on l’a peu vu, il n’a pas vraiment su se créer d’occasions, a juste permis de bénéficier un pénalty (contre les Pays-Bas, pour un 1-5 final) qui n’existait d’ailleurs pas.

Quel gâchis de mettre pareil trésor au sein d’une formation qui ne s’est pas donné les moyens de le faire briller et donc d’en jouir. D’ailleurs oui, à quoi bon en fin de compte? Alors qu’elle aurait sans doute été meilleure sans lui, n’aurait pas dû autant se chercher sur le terrain, quitte à renier une part de ce qui a fait sa force depuis 2008.
A croire que la Roja n’a pris Diego Costa que pour en priver la Seleçao. Cela se dit, il a même été écrit que de l’argent avait circulé pour inciter le Brésilien de naissance à renier sa sélection première. Comment l’imaginer de la part d’une équipe nationale double championne d’Europe, championne du monde en titre ?
Le garçon aurait été pourtant le bienvenu au Brésil. Et là, on peut en vouloir au « grand Philippe » de ne pas avoir su le convaincre de tenter sa chance, de s’accrocher. Oui, maître Scolari a eu beau pleurer et parler de traitrise quand Diego Costa a viré Espagnol, il peut s’en prendre à lui-même de ne pas avoir su le retenir, lui promettre des responsabilités.



Ce que Del Bosque a fort bien fait, même si cela n’a servi à rien pour l’instant. La Seleçao peut se mordre les doigts de ne pas le compter dans ses rangs. Ah ce qu’il aurait pu réussir avec les services d’un Neymar, d’un Oscar ou d’un Marcelo ! Lui n’aurait pas raté autant de centres, n’aurait pas commis tant de fautes techniques à la réception de la balle. Lui n’est pas Fred.
Diego Costa aurait plus facilement trouvé ses repères au sein d’un collectif qui a moins de vécu, moins d’habitudes profondément ancrées. Après tout, la bande à Scolari n’a que quelques mois d’âge, elle aurait plus facilement pu accueillir un nouveau-venu. Cela n’aurait pas dénaturé son jeu.
Et aujourd’hui, on n’en serait pas à prier pour que Fred retrouve quelques qualités après une saison quasi blanche. A prier aussi pour que Jô se transforme en avant-centre prolixe. A prier pour que Scolari trouve la formule magique pour faire marquer les autres.

Pendant ce temps-là, celui qui aurait pu être le sauveur de sa nation première s’apprête à faire ses valises pour rejoindre Chelsea, où il aura Oscar, Ramires et Willian pour coéquipiers. Tous ensemble vont apprendre à se connaître, à s’apprécier, à combiner et à briller sous les mêmes couleurs. Mais du bleu, mais du jaune et vert.
Serge Bastide

 
 

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