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Après Brésil – Mexique (0-0): La Seleção se perd

La Seleção devra battre le Cameroun pour retrouver la confiance avant les 1/8e
Mowa Press
Deux matchs et toujours rien. Une victoire pas simple sur la Croatie, ce que ne dit pas le score (3-1), bien flatteur (avec un pénalty cadeau). Et puis ce nul (0-0) qui aurait pu virer à la défaite, face au Mexique. Ce Mondial est en train de mal tourner, aigre.

Car le pire n’est pas dans les résultats, peu glorieux, mais bien plus dans la manière, qui n’y est pas. La Coupe des confédérations avait laissé un plan de jeu, une unité, une harmonie, un collectif, une manière de faire qui a fait ses preuves et laissé ses victimes (Italie, Uruguay, Espagne).

Deux rencontres de Coupe du monde plus tard et il ne reste plus grand-chose. Les certitudes ne sont plus là, les doutes ont pris la place. Même Luiz Felipe Scolari ne semble plus savoir que faire. Ou plutôt, sans doute le sait-il, mais il n’a pas les hommes qu’il faut.
Le sélectionneur, un maître dans sa confrérie, s’affiche fidèle à ses principes, avec un style de jeu qui n’a pas changé depuis 2002 (un 4-2-3-1) d’une rare et étonnante loyauté envers les hommes. Ici au Brésil, il tâtonne. Donc il n’a pas ce qu’il veut, et il cherche encore car le rendement n’y est pas.
Pour ce Brésil-Mexique, il a tenté de placer Neymar dans l’axe, dans un rôle qu’il avait lui-même exclu, celui de créateur. « Sa responsabilité première n’est pas de créer du jeu, mais de gérer les contre-attaques, d’accélérer, d’improviser et de travailler pour l’équipe. Et tout ça, il le fait bien… »



C’est ainsi qu’il s’exprimait, « le grand Philippe », avant le Mondial dès qu’on s’inquiétait du poids considérable que le gamin (22 ans) allait devoir porter sur ses épaules. Donc, Neymar avait été placé à gauche, en électron libre, face à la Croatie. Puis face au Mexique, on lui a confié les clefs du jeu.
La fonction d’abord dévolue à Oscar. Cela n’a duré qu’une mi-temps et cela n’a rien donné. Hulk touché à l’entraînement, Ramires a prit sa place, à l’aile droite, laquelle n’est pas la sienne, habituelle. Résultat ? Rien, là non plus, enfin si, un carton jaune et puis dehors.

Bernard en ailier gauche, déjà tenté en fin de match d’ouverture ? Bof. Un centre et puis dodo. Il n’a pas pesé sur le jeu, n’a pas créé de décalage ni véritablement écarté la défense d’en face, un bloc qu’on ne bouge pas. Oscar absent, enfin il était là, sur le terrain, mais pas trop dans le jeu.
Il a bien fallu lui mettre quelqu’un à sa place, ce fut Willian. Un vrai danger, même s’il n’a joué que six minutes. Virevoltant, mais pas percutant, ni tranchant. C’est beau à voir, fort plaisant même, les yeux en prennent plein la gueule, mais ça ne sert à rien.
Enfin, à la fin, il y a Fred, alias Prosper, le gentil fantôme. Incapable de servir de relais, encore moins de peser sur la défense, il a subi. Quoi ? Mais tout. Les duels, quitte à faire des fautes techniques impardonnables. Les prises de balles, qu’il a souvent et vite perdues. Il est plus une gêne qu’autre chose.
Il y a un an, la référence football de cette Seleçao, il avait ses repères avec Neymar et c’était beau à voir, parce que ça relayait, ça combinait, l’un s’appuyait sur l’autre et ça faisait mouche, ça créait du danger, un danger permanent. Les deux étaient proches sur le terrain, et c’était une merveille.



Hors de forme, le Fred, hors du champ, avec lui l’équipe évolue à dix. Il ne permet même pas de faux appels, mobilise bien peu de la défense « ennemie ». Le milieu, si solide il y a quelques mois (on y revient toujours), avec Luiz Gustavo et Paulinho pour peser, Oscar et Hulk pour « provoquer » (là, c’est Carlos Alberto Parreira qui le dit), Neymar et Fred à la conclusion.
Cette belle construction n’est plus. Neymar, puisque tout passe par lui, se doit de redescendre bas pour ramener les ballons et il n’y a personne pour remplacer le Neymar attaquant quand Neymar se fait milieu de terrain. Neymar trop seul ?
Comment imaginer cela avec la Seleçao 2013, soit les mêmes joueurs que celle de 2014 ? Pourtant, l’impossible est là. On n’a pas vu encore une véritable équipe depuis que cette Copa del mondo a démarré. Quand l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas affichent un jeu huilé, avec un véritable fond de jeu, des solutions de rechange, une fluidité dans la passe, des relations milieu-attaque qui ne perdent pas autant de ballons, un bloc qui coulisse, le Brésil n’a rien de tout cela, n’offre que des exploits individuels, quelques une-deux. Cette Seleçao n’a pas encore présenté une équipe.



Les joueurs

Julio César : treize tirs du Mexique et deux cadrés. Le gardien de Toronto a su avoir la main ferme. Il n’a pas eu grand-chose à faire, mais il l’a bien fait.

Dani Alves : petit joueur face à la Croatie, ni efficace à l’offensive, ni efficace en défense, le latéral a cette fois existé. Il a débordé, il a porté le danger, il a défendu. Pas encore du grand Dani Alves, mais il était là.

David Luiz : attentif, présent dans les duels aériens, il a rempli à merveille ce qu’on lui demande : peser physiquement sur les attaquants adversaires, quitte à leur faire peur. Avec Thiago Silva, il a formé à nouveau une défense centrale musclée.

Thiago Silva : on le retrouve, en tour de contrôle. Déterminant, policier, il a failli marquer le but de la victoire (86e) d’une tête à bout portant, mais stoppée par un Ochoa de légende. Il aurait mérité aussi un carton rouge (79e) après un mauvais coup sur Javier Hernandez. Il se prend un jaune, comprend vite qu’il a frôlé l’expulsion, engueule Marcelo mal placé sur le coup, remercie l’arbitre. Classe.

Marcelo : voilà un joueur qui est sorti du lot, face au Mexique. Pas dépassé en défense, il est l’un de ceux qui a crée du jeu, apportant de l’accélération, tranchant, plaçant les bonnes passes vers l’avant. S’il n’avait pas cherché un pénalty, qu’il n’a pas eu, il aurait même pu s’offrir un face-à-face avec Ochoa.

Luiz Gustavo : il a beaucoup subi, on l’a vu moins serein qu’à l’ordinaire. Face au terrible milieu à cinq du Mexique, il a souffert, beaucoup reculé, peu apporté.

Paulinho : a raté beaucoup de contrôles, a souffert du pressing là où il savait le mettre. Son tir de la 44e aurait pu faire mouche sans l’exploit d’Ochoa.

Ramires : mis à une place qui n’est pas la sienne, à l’aile à la place de Hulk, il n’a rien montré. Se prend un carton jaune mérité (45e). Remplacé par Bernard à la mi-temps. Lequel a tenté de secouer le bloc défensif mexicain, sans succès.

Oscar : il avait mal débuté face à la Croatie, en était ressorti grandi avec une grosse activité défensive, du tranchant à l’offensive. D’abord sur l’aile, puis remis au centre, il s’est montré effacé. A court de rythme, étouffé, éteint. Remplacé par Willian (86e), qu’on demande à revoir.

Neymar : une fois encore, il est le joueur qui sort la tête haute du terrain. Sans un Ochoa magique, il aurait pu, dû, en mettre deux (26e de la tête, 69e) qui auraient tout changé. Placé dans l’axe, puis remis sur l’aile, il est l’un des rares à créer un réel danger, à éliminer l’adversaire. Puis on ne peut pas tout lui demander, créer du danger et planter les buts.

Fred : de pire en pire au fil des matchs de ce Mondial. Pris de vitesse, perdu dans les duels, statique à la manière d’un plot, fatigué sous la chaleur humide de Fortaleza, trois fois hors jeu en première mi-temps, il est sorti (68e) sous les sifflets du public. a pris sa place, vendangé une balle de but (76e) en croisant trop un tir alors qu’il aurait pu aller au duel.

 
 

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