
Exclusif: Carlos Gil évoque sa nouvelle saison avec Valenciennes

Gil, parlez-nous un peu de votre carrière
J’ai commencé à Rio Branco de Campos dos Goytacazes (Ville de l’état de Rio de Janeiro), puis je suis parti à l’Americano où j’ai intégré les équipes de jeunes avant de rejoindre l’équipe professionnel. De là, j’ai ensuite signé à l’Atlético-GO où je me suis mis en évidence, ce qui a attiré l'oeil Cruzeiro. Et aujourd’hui, je suis ici en France à Valenciennes.
Comment s’est passée votre première année couronnée de succès à l’Atlético-GO, avec le titre série de C en 2008 ?
2008 a été l'une des meilleures années de ma carrière avec ce titre de série C, qui a été très important. Je me suis fait beaucoup d’amis à Goiânia et je pense que cela a été très important pour l’accession. Quand j’ai quitté le club en 2009, l’équipe se battait pour la tête de la série B.
Et à Cruzeiro, vous vous êtes montré et tout le Brésil vous a découvert...
Je me suis fait aussi beaucoup d’amis à Belo Horizonte, je me suis vite intégré au groupe, j’ai disputé beaucoup de matchs et tout s’est bien passé. J’ai aussi eu la chance de finir vice-champion de la Copa Libertadores en 2009. En 2010, on a terminé deuxième du Brasileirão et on avait très bien débuté l’année 2011. Nous étions considérés comme l’une des meilleures équipes en Copa Libertadores mais on a été éliminé dès le deuxième tour de cette compétition.
Comment se sont passés les premiers contacts avec Valenciennes, un club qui n’est pas très connu au Brésil ?
La vérité est que c’est un agent qui exerce en France qui a établi les premiers contacts avec le club. Le joueur visé était Léo, qui était mon coéquipier entre 2010 et 2011 mais pour une raison que j’ignore, le transfert ne s’est pas fait. Ensuite, ils ont pris des renseignements sur moi et le transfert a pu se réaliser et je suis venu en France.
Et comment se passe la vie en France ? Vous avez connu des difficultés pour vous adapter ?
C’est très difficile, surtout la distance avec ma famille. Je suis quelqu’un de casanier, j’aime bien être avec ma femme, mes enfants. Mais aussi avec mes parents, mes frères, je suis très attaché à eux. Ici en France, la distance rend ma situation difficile, la différence de culture et de la langue aussi… Mais je suis un professionnel, c’est le métier que j’ai choisi et je dois faire face à ce genre de situation.
Et concernant la question de la langue ? Avez-vous un traducteur qui vous aide ?
Rien (rires). J’ai des cours que le club propose mais avec les vacances c’est plus compliqué. Déjà, je comprends tout ce que l’on me dit, si on parle lentement mais c’est difficile de parler français. Surtout sur le terrain, parfois dans le feu de l’action vous souhaitez dire quelque chose à un coéquipier et cela se transforme en un mixe de français et de portugais. Mais ils sont compréhensifs avec moi et ils commencent à comprendre un peu le portugais aussi.
Concernant les discussions avec le Corinthians, qui ont eu lieu il y a quelques semaines... Comment avez-vous vécu ces négociations ?
J’aurai aimé que les négociations aboutissent car je souhaitais revenir au Brésil pour me rapprocher de ma famille et de mes amis. Mais le président de Valenciennes n’a pas voulu accepter, il avait ses raisons. Je vais vous dire, j’étais un peu déçu et contrarié mais comme je vous l’ai dit je suis un professionnel, je suis toujours la même personne, et je vais travailler dur ici comme je l’ai toujours fait avec mes coéquipiers. Toutes les personnes ici sont de bonnes personnes.
Et vous songez à un retour au Brésil dans le futur ?
S’il y a des pistes et des occasions qui m’intéressent à l’avenir, oui. Mon contrat ici court jusqu’en 2015 mais je ne vous cacherai pas que je voudrais bien rentrer au Brésil avant, d’être de retour dans mon pays où tout le monde parle ma langue et où je serai proche de ma famille et de mes amis.
Quels sont vos objectifs cette saison avec Valenciennes ?
Ce sera une saison difficile. Nous voulons travailler dur cette saison pour nous améliorer et faire mieux que la saison dernière durant laquelle nous avions terminé à la 12e place mais ce sera difficile. Maintenant en France, il y a le Paris Saint Germain qui a construit une grande équipe avec Thiago Silva et Ibrahimovic et veulent finir champions.
Un petit mot sur Thiago Silva, qui vient de grossir un peu plus la colonie brésilienne en Ligue 1.
Ah oui c’est clair ! Il y a Carlão à Sochaux, Tulio De Melo ici à côté à Lille, Michel Bastos et Cris à Lyon. Tout le monde se parle ici. Et en plus avec les autres parisiens qui arrivent au Paris Saint Germain, avec Thiago Siva et Lucas, je pense que cela montre bien que les brésiliens se sentent bien en France et en Europe.
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