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L’incroyable retour de Kleberson

Avec Lucio et Gilberto Silva, Kleberson fait partie des champions du monde 2002 toujours présents au sein de la Seleçao. Mais, au contraire de ses coéquipiers, le milieu de Flamengo a connu une longue traversée du désert. Perdu en Europe, le joueur s’est retrouvé dès qu’il fut revenu au Brésil. Aujourd’hui il rêve de reformer une paire avec Gilberto Silva

L’incroyable retour de Kleberson

Kleberson a une histoire peu commune, elle pourrait rentrer sans frapper dans le grand livre inachevé des légendes du football. Ce qu’il a vécu, chaque joueur avide de gloire en rêve, c’est le type de parcours qui tient éveillé, laisse l’espérance aux aguets. S’il a pris quelques détours avec les chemins enchantés, ce joueur a toujours su retomber sur ses pattes, retrouver la voie de la Seleção, rester sur le devant de la scène. Le garçon n’a pas toujours eu la partie facile, mais il n’a jamais renoncé, toujours cru en lui.

Révélé par Scolari

[photo=sel.jpg id=296 align=right]Son joli récit démarre en 2002, avec l’arrivée au pouvoir de Luiz Felipe Scolari. L’équipe nationale vit de sombres heures, son jeu fait peine à voir, elle frôle le pire, l’impensable : une non qualification pour la prochaine Coupe du monde. Cela ne s’est jamais vu, depuis que cette compétition existe, le Brésil est la seule nation à s’y être présentée sur toutes les éditions. Pas une fois elle n’a manqué le rendez-vous, fidèle, tenant parole. Rien n’est pourtant joué, encore faut-il effacer l’un ou l’autre obstacle, à commencer par la Bolivie.
Felipão est l’homme de la situation. Il ramène la rigueur dans l’équipe, parvient à construire un groupe de guerriers, à mettre en place un système de jeu capable de voyager face aux adversaires les plus divers. Kleberson fait partie des joueurs clefs de son projet. Avec Gilberto Silva, ce milieu défensif de devoir fut une charnière essentielle à la réussite de la Seleção. Il n’avait pas le brillant d’un Juninho Paulista, ni la patte d’un Ronaldinho mais peu importe. Là n’est pas sa tâche, sa fonction dans le collectif vert et jaune.

Un joueur essentiel

L’ancien coach de Palmeiras sait qu’il a les artistes pour mener grand train, mais il lui faut des défenseurs pour garder les cages inviolées et des récupérateurs pour fournir en munitions les manieurs de ballon. Tout comme Carlos Dunga en 1994, lors du sacre précédent, ces joueurs sont l’huile essentielle pour faire tourner la machine. Cela s’est vu au Mondial asiatique, entre Corée du Sud et Japon. Après un tour de chauffe pas toujours convaincant, l’association Silva-Kleberson rentre en action dès les matchs à élimination directe.
Et là c’est un triomphe. Avec cette double lame placée devant la défense, plus personne ne passe, les attaques adverses trépassent sur ces joueurs toujours disponibles, habiles défenseurs et fabuleux remonteurs pourvoyeurs de ballons pour des avants qui s’en donnent à cœur joie. Cette association est une trouvaille de maître Scolari et elle fonctionne à merveille. En quelques matchs seulement, la paire devient incontournable, elle fait tourner l’équipe en rond. Belgique, Angleterre, Turquie puis l’Allemagne en finale rendent les armes et le Brésil décroche son cinquième titre, dernier du nom.
Kleberson en fut l’une des chevilles ouvrières avec un jeu tout à son image, modeste, simple et sans exubérance. Découvert à l’Atletico Paranaense, cette gloire soudaine place le milieu brésilien sur le marché des transferts.

Aventure européenne douloureuse

[photo=man.jpg id=296 align=right]L’Europe s’intéresse à lui et il ne peut rester sourd aux sirènes jouées par la livre sterling. Son salaire fait des bonds et il rejoint Manchester United. Sa carrière aurait dû grimper en flèche, il se l’imagine au septième ciel, sur des rails dorés. Mais le jeu sur l’île de la Manche est rugueux, on n’y fait aucun cadeau aux joueurs qui ne savent pas s’y frotter les tibias contre les crampons. Nombreux sont alors les Brésiliens à s’y être cassé les cannes. Kleberson ne parvient pas à s’imposer dans ce football musclé, il perd de sa classe.
Son rendement n’est pas celui qui en a fait un champion du monde, à ses côtés il n’a plus son double préféré, Gilberto Silva. Curieusement, les deux n’ont pas eu l’occasion de rejouer côte à côte. Scolari ayant quitté la Seleção, titre en poche, Kleberson n’est plus essentiel en Seleção car jugé trop défensif aux yeux d’un Carlos Alberto Pareira soudain chantre de l’offensive à tout va après avoir offert au monde du football l’image d’un Brésil fermé à double tour lors de la Coupe du monde 1994. Le Mondial 2006 lui passe sous le nez.

Un retour inattendu

A Manchester puis à Besiktas, le joueur se perd. Il a l’intelligence de revenir au Brésil, sous les couleurs de Flamengo. En Europe il n’a pas trouvé ses marques, de retour au pays il redevient ce qu’il était autrefois, un joueur indispensable, celui qui fait bien jouer les autres autour de lui. Carlos Dunga l’observe et le rappelle dans son effectif. Le voilà tout récent vainqueur de la Coupe des confédérations en Afrique du Sud et en course pour disputer le Mondial dans quelques mois, toujours dans le sud de l’Afrique.
Son retour en Seleção paraissait inattendu après ces saisons de galère. La tâche s’annonce des plus compliquées avec l’avènement de solides joueurs de la trempe de Felipe Melo à gauche et Ramires à droite. Sa place n’a pas été gardée au chaud mais l’homme a toujours été à la hauteur quand on ne l’attend pas. Arrivé par surprise en Seleção, revenu quand son nom semblait oublié, il est toujours là, parmi les candidats pour un second Mondial. Tout ce beau monde à ce poste charnière, c’est signe de bonne santé pour les Auriverde.

>> A lire son interview exclusive Sambafoot.com

L'interview exclusive de Kleberson pour Sambafoot.com

Sambafoot - Ton histoire dans le football international débute en 2002 quand Luiz Felipe Scolari te convoque pour un match des éliminatoires contre la Bolivie. Tu évoluais à l’époque à l’Atlético Paranaense, vainqueur du championnat brésilien en 2001 mais ta convocation a surpris tout le monde. Peux-tu nous raconter comment s’est déroulée cette convocation ? Est-ce que tu t’attendais à être appelé ?

[photo=fla.jpg id=296 align=right]Kleberson - Non, je ne m’attendais pas à ça ! Comme tous les joueurs brésiliens, j’ai toujours rêvé de porter le maillot auriverde. J’étais jeune à l’époque, j’avais réalisé un bon championnat brésilien avec l’Atlético mais je ne pensais pas être sélectionné aussi rapidement. Scolari a apprécié mon travail et m’a fait confiance en me titularisant régulièrement lors des matches de préparation en 2002. J’ai eu une bonne séquence et je me suis mis dans la tête que je devais participer au Mondial.

Tu as disputé plus de 30 matches avec la Seleção e tu as inscrit 2 buts. Tu as marqué ces deux buts lors de tes trois premiers matchs avec le maillot auriverde. Est-ce que Scolari t’as demandé par la suite de joueur plus défensivement?

Quand j’ai débuté en Seleção, Scolari m’a demandé d’évoluer dans une position similaire à celle que j’occupais à l’Atlético Paranaense. Après avoir fait mes preuves, il m’a fait confiance comme second milieux défensif et m’a demandé de bien défendre. Mais je n’ai jamais perdu ma liberté pour avancer et tenter de marquer des buts. Je n’ai pas marqué plus de buts par manque de chance. Quand tu es convoqué pour la première fois, tu essaies de faire plus que ce que l’on te demande.

Tu as remporté le Mondial 2002 avec la Seleção. Tu as été une des révélations brésiliennes avec Gilberto Silva. Comment t’es-tu préparé ? Comment te sentais-tu dans ce le groupe?

Le groupe de 2002 était fabuleux. Luiz Felipe Scolari a réussi à former une famille. Tout le monde était heureux de jouer et voulait gagner ce titre. L’entraîneur a donné l’opportunité à plusieurs joueurs comme moi et Gilberto de s’imposer. Mais il y avait aussi des joueurs expérimentés comme Cafu qui nous ont beaucoup tranquillisés. Ce mélange de jeunes joueurs et de joueurs expérimentés a porté ses fruits et nous avons atteint notre objectif.

Pensais-tu dès le début que le Brésil pouvait gagner la Coupe?

[photo=kleberson.jpg id=296 align=right]Sincèrement non. Mais nous avions pour objectif d’aller le plus loin possible et au fur et à mesure des matches, nous gagnions en confiance. Nous avons réellement cru que nous pouvions remporter le titre après le match de l’Angleterre. Ce match nous a donné beaucoup de force.

Après la Coupe du Monde, tu as signé à Manchester United. Cette expérience n’a pas été très heureuse pour toi. Avec le temps, comment analyses-tu ton passage dans le football anglais ? Qu’est ce qui t’a manqué pour t’imposer?

Je ne pense pas que cette expérience fut mauvaise. Je crois que l’opportunité a été très bonne même si je n’ai pas beaucoup joué. J’ai été le premier joueur brésilien à signer à Manchester, j’ai inscrit deux buts la première saison.. Ce qui m’a le plus dérangé en Angleterre a été cette série de blessure. Le football « contact » à l’anglaise m’a fait souffrir. Manchester avait une équipe avec beaucoup d’idoles et je savais qu’il serait difficile de revenir après mes blessures. Mais je suis vraiment heureux d’avoir pu vivre cette expérience!

Et ton expérience à Besiktas en Turquie?

C’est un bon souvenir. Le football turc était en plein boom, la sélection était parvenue à la demi-finale de la Coupe du Monde et j’avais beaucoup d’amis brésiliens là-bas. La première année a été très bonne, j’ai disputé 37 matchs et marqué 3 buts, et finalement récupéré ma forme. La deuxième année a été plus difficile, les choses ne se sont pas déroulées comme je le souhaitais et nous avons eu des soucis de contrats avec le club. J’ai donc décidé de revenir au Brésil.

Après cinq ans d’absence, tu as retrouvé une place en Seleção. Tu t’attendais à un coup de fil de Dunga ? Comment as-tu senti le groupe ? Quelles sont les différences entre Scolari et Dunga?

[photo=edito.jpg id=296 align=right]Ces derniers temps, je rêvais à nouveau de retrouver la Seleção. J’ai beaucoup travaillé pour retrouver la sélection, j’ai eu une bonne séquence avec le Flamengo et j’ai conquis une place dans le groupe. Je suis vraiment ravi, surtout après les difficultés que j’ai connues dans ma carrière. Mais réellement j’espérai revenir.
Pour parler du groupe actuel, je pense qu’il n’y pas de grande différence avec celui de 2002. Dunga et Scolari ont le même style. Dunga a donné l’opportunité à beaucoup de joueurs de faire leur preuve au sein de la Seleção.

Penses-tu avoir déjà gagné ta place pour le Mondial de l’année prochaine? Est-ce que ce serait facile pour toi de joueur à nouveau aux cotés de Gilberto Silva comme second milieu défensif?

Oui, je rêve de joueur à nouveau à ses cotés. Gilberto est un joueur très éxpérimenté, nous avons bien travaillé ensemble en 2002. Mais aujourd’hui c’est différent, je vais devoir lutter pour gagner ma place pour la Coupe du Monde

Penses-tu que Ronaldo va être appelé?

Je pense que Ronaldo peut participer à ce Mondial. Tout le Brésil veut qu’il revienne en forme et qu’il retrouve la Seleção. Il est très important pour le Corinthians. Avec Ronaldo dans le groupe, je pense que les adversaires du Brésil seront bien plus préoccupés.

Tu évolues depuis deux ans au Flamengo et tu es désormais partenaire d’Adriano. Penses-tu que l’équipe est plus forte avec lui ? Qu’est ce qui lui manque pour revenir en Seleção?

Adriano donne une force très grande au groupe. Il fait la différence, marque des buts et sait garder le ballon en attaque. Tout le monde remarque qu’il est heureux au Flamengo, il aime beaucoup le club. Ca nous motive aussi. C’est un réel plaisir de joueur à ses cotés.
Je pense qu’il ne lui manque pas grand chose pour revenir en Seleção. Comme je l’ai dit, il est heureux, il a la volonté de revenir et selon moi il doit tout simplement continuer à travailler, en jouant avec plaisir.


Avec la collaboration de Christophe Maillol, 19 de Janeiro, São Paulo
 
 

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